
Quels sont les avantages des widgets ? Dans quelle stratégie peuvent-ils s'intégrer ? Comment concevoir un widget efficace ? Voici les réponses apportées par Benoit Meli, du Journal du Net.
Un widget est une application communicante que les internautes peuvent insérer sur le bureau de leur ordinateur ou sur une page Web, qu'il s'agisse d'un blog, d'un site personnel ou d'une page d'un réseau social. Généralement composé de très peu de code HTML, un widget prend une forme graphique et fonctionne comme un petit programme, indépendamment de la page Web ou du bureau d'ordinateur sur lequel il est stocké. Le terme "Widget" résulte de la contraction de "Windows" (le système d'exploitation développé par Microsoft) et de "gadget".
A quoi ça sert ?
Les usages d'un widget sont multiples. Ils se basent généralement sur un seul principe : l'interprétation d'un flux continu ou non de données (RSS, XML, etc.) apportant un service à l'utilisateur. Au départ développés pour apporter de petites fonctionnalités supplémentaires à un système d'exploitation comme Windows ou Mac OS, les widgets les plus répandus sont des services de météo, d'actualités, d'affichage de l'heure ou de pense-bête.
Pourquoi ça marche ?
Leur popularité est liée à l'évolution des usages du Web, qui tendent vers une fragmentation des contenus. Internet n'est désormais plus un simple catalogue de sites, il peut également consister en un seul site dans lequel l'internaute fait son choix de contenus à la carte, en incorporant les widgets qui l'intéressent. Sont considérés comme des widgets les modules de Netvibes ou les applications de Facebook.
Quels objectifs peuvent servir les widgets ?
Comme la publicité ou l'e-mailing, les widgets peuvent remplir différentes fonctions. La plus courante reste le travail de notoriété d'un annonceur. Ce type de communication permet d'établir une relation différente avec les consommateurs que celle instaurée par la publicité, plus souvent subie que choisie. Un widget apportant un réel service à l'internaute peut par ailleurs contribuer à changer la perception qu'il a d'une marque.
Un widget peut également contribuer à l'apport de trafic sur le site de l'annonceur, tous les widgets sponsorisés comportant des liens vers des sites Web. "Dans ce cas, ils permettent de multiplier les points d'entrée vers les offres des annonceurs", note Laurent Taton, fondateur et PDG de la start-up Nosibay, qui commercialise une plate-forme de widgets pour les annonceurs. Tom Smith, directeur de recherche EMEA chez Universal McCann Londres note par ailleurs que les internautes qui viennent sur un site via un widget ont tendance à y rester plus longtemps.
Comme l'e-mailing, un widget permet de diffuser les actualités d'une marque, notamment via un système d'alertes sur le bureau. Ce type de push marketing permet selon Laurent Taton d'obtenir des taux de transformation quatre fois meilleurs qu'une campagne d'e-mailing, notamment grâce à la diffusion instantanée du message, qui ne touche que les internautes devant leur ordinateur. Concernant les taux de clics, le PDG de Nosibay affiche une moyenne de 14%.
L'internaute doit à tout moment pouvoir garder le contrôle du widget. Il doit pouvoir régler lui-même le niveau d'intrusivité d'un widget.
Le service rendu par le widget doit avoir un sens et une utilité pour l'internaute. Il doit permettre à l'internaute d'associer une image positive à la marque qui la diffuse.
Un widget accepté par un internaute dans un but précis (recevoir les informations d'un annonceur par exemple) ne doit pas être utilisé par un autre annonceur que celui pour lequel il a été créé.
Un widget peut afficher des bannières de publicité traditionnelles. Si cette pratique permet de supporter tout ou partie des coûts de sa fabrication, elle ne doit cependant être utilisée raisonnablement. "La publicité est davantage utilisée lorsque le widget qui la diffuse apporte une vraie valeur ajoutée à l'utilisateur", note Laurent Taton, PDG de Nosibay.
Un widget efficace doit être subtil. Le widget prenant place dans l'espace personnel du consommateur, la marque qui le propose ne doit pas être trop présente pour être acceptée.
source : Journal du Net

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